Biographie

Après avoir incarné dans son premier album une pieuvre humaine prête à se nourrir de tout ce qui lui passait à portée de bras, Cascadeur a pris le temps de digérer le tout pour mieux se métamorphoser et décoller encore plus haut.

Pour cela, il lui fallait s’éloigner des personnages perturbés de ses premières aventures, comme celui de Walker, qui distillait dans ses errances son mal-être sur la route.

L’objectif : se détacher de cette mélancolie naturelle qui le caractérise…

Bien sûr, on ne se refait pas et on sent poindre encore dans les textes de ce second enregistrement certains tourments récurrents. Mais la chaleur des êtres humains venus l’applaudir sur scène, les chorales ou orchestres qui l’ont accompagné lors de certains des 150 concerts de sa première tournée officielle, lui ont réchauffé le cœur et inspiré une nouvelle épopée musicale encore plus flamboyante…

Pour rester intouchable et se protéger des âmes maléfiques qui rôdent inlassablement, Cascadeur a trouvé la parade pour conserver sa part de mystère : il sera désormais fantôme !

Ghost Surfer, Le nouvel album de Cascadeur est une galaxie arc en ciel, une arche scintillante comme une porte d’entrée vers un monde parallèle.

Notre héros, profondément accroché à ses rêves d’enfant, incarne dans ce nouvel enregistrement un « Casper des temps modernes » qui surfe sur les nuages plus vite que le vent et se faufile au gré de ses envies…

Le spectre musical prend désormais la forme d’un éventail plus large qui varie les plaisirs et les rythmes.

Ses claviers et machines sont toujours là, comme greffés au bout de ses doigts, mais pour aller plus loin, Cascadeur a organisé une rencontre encore plus dense, entre des instruments acoustiques et leurs clones numériques.

Se dédoubler, se démultiplier, voilà une idée qui le fascine toujours autant, et Cascadeur le prouve en invitant des musiciens prestigieux pour repousser les limites du possible. Leurs esprits prennent parfois même sa place, comme s’il réalisait le fantasme de se réincarner en eux.

Première surprise, et de taille, la voix de Christophe que l’on retrouve en solo –ou presque – pour une incursion française inattendue (Collector),

- celles des chœurs d’Eric Pulido et Tim Smith du groupe américain Midlake (Casino, Visage Pale, White Space, « Babylon, Babylone ??? »),

- la voix du fondateur du groupe anglais Tindersticks, Stuart A. Staples (The Crossing),

- le cornet magique de Médéric Collignon (White Space, The Crossing) ou le piano inspiré de Tigran Hamasyan (Ladyday) pour la planète jazz,

- l’apparition féérique de la soprano belge Anne-Catherine Gillet (Dark Passenger, Standalone, Visage Pâle et Mohawk)

et les platines volantes de Dj pFel (Ghost Surfer).

Rien que ça ! Ces personnalités, bien réelles, nourrissent, une à une, les chapitres de cette nouvelle aventure foisonnante, décidément brillante et touchante à souhait.

Une distribution digne d’un road movie en cinémascope, dans lequel les différents tableaux se succèdent à la vitesse de la lumière, comme pour mieux atteindre les étoiles.

Cascadeur, n’a décidément pas fini de nous mettre la tête à l’envers.

-          Thierry Lecamp